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[Harry Potter] Parce que c'est toi.
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 [Harry Potter] Parce que c'est toi.

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Niin3tt3

Bébé Adipose

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MessageSujet: [Harry Potter] Parce que c'est toi.   Dim 14 Mar - 1:27

    Prologue

    Le soleil était haut dans le ciel encore hivernal. La douceur était de mise mais c’était normal, après tout, le mois de Février touchait à sa fin. Le parc de Poudlard semblait en harmonie, calme. Les bruits de la forêt et du lac, les bruissements des brins d’herbe sous le vent formaient une mélodie douce à l’oreille. Hermione Granger, assise sur l’un des bancs en pierre du château se laissait bercer par le bien-être procuré par l’école. Non loin de là, une tombe de marbre paraissait entretenir une longue conversation avec les cieux. Une rose rouge, seule, était posée à la surface de la sépulture. Hermione savait d’où elle provenait : de la reconnaissance d’un homme pour un autre, de l’admiration d’un sorcier pour un autre, de l’immense respect d’un professeur pour son directeur ; c’était là la source de la fragile fleur.

    Hermione esquissa un sourire. Elle ferma les yeux, replongea dans des souvenirs pas aussi lointains qu’elle le pensait. Combien de fois était-elle venue ici, pour préparer quelque action, en compagnie de Ron et d’Harry ? Harry qui était moins maussade qu’avant, Harry qui semblait heureux, Harry qui prétendait avoir enfin oublié Ginny, Harry qui revivait. Elle savait que son meilleur ami ne lui mentait pas, même si il refusait toujours de dire ce qui le rendait aussi souriant, ce qui ne manquait pas d’intriguer l’ancienne préfète. Enfin, il se sentait bien et pour rien au monde elle n’aurait pu contré son bonheur. Il le méritait. Et puis, il y avait Ron aussi. Après bien des disputes, Lavande Brown et lui semblaient être arrivés à trouver une paix durable et un équilibre certes, pas forcément très évident, mais qui les satisfaisait. Hermione en était contente, même si elle n’avait jamais eu beaucoup d’affinités avec Lavande. Ron était son ami, son meilleur ami, tout comme Harry. Leur bonheur, leur épanouissement étaient nécessaire à son propre bonheur.

    Un hibou traversa le parc à vive allure, sortant, au passage, le nouveau professeur de sortilèges de ses rêveries. Professeur, c’était là un titre auquel Hermione avait fini par prétendre, malgré ses réticentes. Flitwik prenant sa retraite, McGonagall l’avait accueillie à bras ouverts. L’animagus était directrice de Poudlard depuis bientôt six ans et, même si on s’entendait pour dire qu’aucun directeur n’arriverait jamais à la cheville d’Albus Dumbledore, tout le monde était d’accord pour reconnaître qu’elle était très compétente. C’était agréable de travailler à ses côtés, paraissait-il, mais ça n’était pas seulement pour son excellente directrice qu’Hermione était revenue au château. Il y avait autre chose, ou plutôt, quelqu’un d’autre. Severus Rogue.

    Severus lui manquait. Et il avait fallu qu’il la quitte, et qu’elle cogite là-dessus pendant un an pour s’en rendre compte. Quel cliché ridicule ! Hermione n’était pas de ces midinettes écervelées et stupides incapables reconnaître l’amour. Elle l’aimait, mais d’un amour compliqué, et presque inconsidéré. Trop compliqué, et trop inconsidéré, peut-être ? A quoi, réellement, était due leur rupture ? A leur différence d’âge ? A leurs sales caractères respectifs si semblables ? A sa propre ambition ou bien à sa trop grande envie de construire une vie de famille à lui ? Beaucoup d’hypothèses s’étaient bousculées dans son esprit, toutes plus plausibles les unes que les autres, longtemps, un an, durant lequel la jeune femme avait parcouru un certain chemin. Aujourd’hui, elle avait décidé d’agir. Elle l’aurait, par tous les moyens, avouables ou non, légaux ou non, elle l’aurait. Severus Rogue lui appartenait, et même si l’idée l’effrayait quelque peu, il était à elle.

    Sa détermination fit sourire Hermione. Elle se leva du banc de pierres et balaya le parc du regard. Tout était calme. C’était une belle journée, propice aux promesses et aux mots d’amour. Le soleil était haut dans le ciel et brillait d’une force nouvelle. Ou bien était-ce Hermione qui voyait le monde d’un œil neuf ? Elle n’aurait su le dire. Toujours était-il qu’elle avait choisi de commencer à réaliser son dessein amoureux dès l’officialisation de son embauche, ce soir, lors du dîner. Aurait-elle le culot nécessaire pour le faire ? L’avenir en déciderait.
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Niin3tt3

Bébé Adipose

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MessageSujet: Re: [Harry Potter] Parce que c'est toi.   Dim 14 Mar - 20:33

    Première partie

    La Grande Salle était pleine d’élèves affamés. Le plafond magique était étoilé et sa lune argentée brillait faiblement, cachée par un fin brouillard. La table des professeurs était complète, à l’exception d’un seul siège : celui de Filius Flitwick, parti en retraite. Le nom du nouveau professeur de sortilèges était encore inconnu des élèves mais chaque enseignant le connaissait. Tous s’étaient réjouis, à l’exception de Severus Rogue. La situation à venir le mettait profondément mal à l’aise. Il savait pertinemment qu’Hermione n’avait jamais souhaité enseigner, et que si, finalement, elle avait changé d’avis, c’était dans un but bien précis. Le professeur de potions n’avait pas la prétention de se dire que c’était pour lui qu’elle revenait au château, bien qu’il ait eu de sérieux doutes, suite à une excursion dans les pensées de Ginny Weasley, qui remplaçait madame Bibine, partie, sur les conseils de Xenophilius Lovegood, commencer un élevage de Ronflak Cornus au Chili. La fille Weasley était intiment persuadée que son amie aimait toujours Severus. Lequel avait décidé de ne plus s’immiscer dans l’esprit de sa collègue suite à cette découverte.

    Assis très droit, il fixait, depuis qu’il s’était laissé tomber sur son siège, son assiette vide. Manger aurait au moins comblé cette attente désagréable qui exacerbait ses divers sentiments, mélanges d’exaspération et d’une terrible envie de la voir. Minerva McGongall souhaitait présenter son nouveau professeur de sortilèges avant que les élèves soient repus et rendus à demi comateux par leur dîner. Elle leva son verre et le tapota avec sa cuiller en argent. Le son cristallin pareil à une clochette eut l’effet escompté : le silence se fit dans la Grande Salle. Satisfaite, la directrice reposa verre et cuiller sur la table et la quitta. Une fois qu’elle fut à quelques mètres de la tablée d’enseignants, elle prit la parole :
    -Comme chacun de vous le sait, le professeur Flitwick a prit sa retraite durant les congés de Février. Vos cours de sortilèges seront donc assurés par un nouveau professeur. Je vous demanderais d’observer avec miss Hermione Granger…

    Une vague de chuchotement surpris et stupéfaits souleva les élèves. Severus réprima un sourire. Elle était connue et reconnue pour sa grande participation dans la chute du seigneur des Ténèbres mais également pour son passé des plus sulfureux à Poudlard. McGonagall elle-même sourit. Son affection et son respect pour Hermione n’étaient pas feints et elle se devait d’être fière de son ancienne élève.
    -Silence, tonna-t-elle néanmoins lorsque des Gryffondors se mirent à entonner un chant des plus douteux. Je vous conseille fortement d’être attentifs durant ses cours et de la respecter, comme vous respecter vous autres professeurs. Elle est arrivée cet après-midi et j’espère qu’elle se joindra à nous ce soir.

    McGonagall se tut et apprécia en silence le brouhaha qu’avait provoqué son annonce. Les élèves paraissaient être enjoués, voir mêmes excités d’avoir Hermione Granger comme professeur de sortilèges, à l’instar de Severus. La venue de la jeune femme n’était pas quelque chose qu’il voulait avoir à supporter, aussi quittât-il la table lorsque la directrice se fut rassise. Quelques uns de ses collègues qui, avec le temps s’étaient mis à l’apprécier, s’inquiétèrent de son départ inopiné mais aucun ne se leva pour le suivre.

    Dans les escaliers menant aux cachots, le professeur de potions constata que, sans qu’il ait pu y remédier, son cœur s’était mis à tambouriner dans sa poitrine. Il craignait de la revoir, mais ne parvenait pas à s’expliquer là-dessus. C’était physique, viscérale même. Il n’y avait qu’elle pour avoir provoqué une telle réaction, et avant simplement, Lily. Mais si Lily n’était plus, Hermione, elle, était bien vivante. Severus redoutait de se retrouver face à elle, et se maudissait d’une telle faiblesse. Qui était-elle pour lui faire peur de cette manière ? Et lui, qui était-il réellement ?

    La porte de son bureau était entrouverte, chose plutôt inhabituelle puisqu’il fermait l’accès à ses appartements à double tour. Sa baguette en main, il pénétra dans la pièce plongée dans la semi obscurité. Le souffle irrégulier d’une respiration saccadée se fit alors entendre du salon attenant au bureau. L’ancien Mangemort s’y rendit, avec l’entrain et la résignation d’un condamné. Assise sur un sofa prune, une silhouette féminine était secouée par des sanglots silencieux. Elle dut l’entendre car elle releva vivement la tête. Severus Rogue se crispa légèrement en la reconnaissant, puis en remarquant ses yeux rouges et gonflés, signe qu’elle pleurait ou avait pleuré peu de temps auparavant. Il ne supportait pas les larmes, et surtout pas ses larmes. La regardant, il hésita un instant à la prendre dans ses bras mais finalement resta immobile. Le silence s’était fait gêné et oppressant pour le professeur de potions. Elle le rompit enfin d’une voix faible :
    -Severus, souffla-t-elle, tremblante. Severus…

    Elle se leva, se jeta contre lui avec force, l’étreignit, le toucha, le palpa, comme pour vérifier qu’il était bien fait de chair et qu’il n’était pas un mirage issu de son imagination. Ses sanglots devinrent sourires, joie nostalgique, bonheur, tremblements, gémissements heureux. Elle vibrait contre lui qui, toujours immobile, ne savait que faire. Trop de sentiments contradictoires le subjuguait pour qu’il puisse dire ou faire quoi que ce soit. D’un côté, il y avait l’immense joie de la sentir enfin toute proche et l’irrésistible envie de l’embrasser ; de l’autre côté, il y avait cette intrusion dans son domaine à lui qui l’horripilait au plus haut point, et son orgueil de mâle qui lui hurlait à plus d’un titre, lui sembla-t-il, de la repousser et d’envoyer paître l’amour de sa vie. Lorsqu’elle prit son visage entre ses mains nerveuses, Severus crut qu’il allait rendre les armes et s’abandonner au bonheur de l’avoir retrouvée. Mais il n’en fit rien, tant le regard qu’elle lui lança était plein d’une rage et d’une force qui, un an auparavant, n’étaient pas là. Hermione était différente, elle avait changé depuis la dernière fois qu’il l’avait vue, lorsqu’il était parti. Voilà ce qui lui fit peur.

    Comme pétrifiée par le manque de réaction de son ancien amant, la jeune femme le lâcha, recula. Sa lèvre inférieure se mit à trembler et, voulant détourner le regard, Severus, stupéfait, remarqua ce qu’elle portait, ce qui n’avait rien d’anodin. Sa longue de robe sorcière couleur chocolat mettait en valeur son teint de pêche ; son décolleté extravagant attirait l’œil sur sa poitrine sans en amoindrir la grâce par ses ornements ; les amples manches de soie couvraient les trois quarts de ses bras, laissant ses avant-bras fins et blancs nus. Hermione était indéniablement élégante et pour le moins séduisante, mais cette tenue inhabituelle déstabilisa le professeur de potions. Ajoutés à cela les yeux rouges de la jeune femme et la théorie de Ginny Weasley se révèlerait être la bonne. Il ne fallait pas qu’elle soit la bonne. Au risque de perdre le peu d’estime qu’Hermione devait encore lui porter, Severus avait l’intention de tout faire pour que leurs sentiments à tous les deux ne prennent pas de nouveau le dessus. Ils avaient déjà fait l’expérience d’une vie à deux, ensemble, rythmée par une passion des plus dévastatrice. Il n’était pas question de recommencer.

    Hermione ferma les yeux et se mordit les lèvres. Severus comprit alors qu’elle se retenait de fondre en larmes. Si les choses devaient être mises au clair, c’était le moment. Ici et maintenant.
    -N’espère rien de moi, dit Severus.
    -…Pourquoi ? répliqua Hermione d’une voix sourde. Qu’ai-je fais pour te déplaire ?! Qu’ai-je dis pour que tu me haïsses ?!
    -Je ne te hais pas, corrigea-t-il, mais essayes donc de me comprendre…
    -Il y a quelqu’un d’autre ? l’interrompit-elle soudain désemparée. Qui ? Qui est-ce ?
    -Il n’y a personne d’autre ! Par la barbe de Merlin, tais-toi ! gronda l’ancien Mangemort, exaspéré.

    A sa grande surprise, celle qui, autrefois était une incroyable miss Je-sais-tout, se tut. Elle se laissa tomber sur le sofa dans un froissement de jupes. Severus soupira et fit quelques pas vers l’unique fenêtre de la pièce qui laissait passer l’éclat blafard de la pleine lune. Il attendit quelques secondes avant de reprendre :
    -Je ne veux pas savoir pourquoi tu te trouves ici, même si je devine que ce n’est pas pour le caractère exceptionnel de la fonction de professeur de sortilèges, qui soi dit en passant, ne t’attirais pas beaucoup, il y a un temps, mais je ne veux aucune autre relation avec toi qu’une relation strictement professionnelle, fit-il, froid. Tu n’es plus rien d’autre qu’une collègue pour moi. J’ai une certaine réputation à tenir ici, aussi te serais-je gré de ne rien faire pour…
    -Et dire que tu souhaitais avoir des enfants, marmonna Hermione, amère.
    -Pardon ?! s’exclama le professeur de potions. Tu n’as jamais été d’accord avec moi là-dessus…
    -Et j’avais raison ! reprit la jeune femme, en se levant. Tu es égoïste Severus, aussi égoïste qu’aveugle. Je me suis fixée un but avant de venir ici. Et crois-moi, j’atteindrai mon but. Mais lorsque enfin tu auras ouvert les yeux Severus, il se pourrait qu’il soit trop tard.

    Elle se tenait seulement à quelques centimètres de son professeur de potions mais sentait parfaitement que c’était assez proche pour que l’un ou l’autre franchisse la frontière de la décence. Néanmoins, elle s’approcha encore, et encore jusqu’à frôler de son nez le menton de l’ancien Mangemort. Elle se hissa sur la pointe des pieds et lâcha ces quelques mots :
    -Tu t’en mordras les doigts Severus, je t’en fais la promesse.

    Sur quoi, elle effleura ses lèvres et, sans qu’il ait pu ajouter quoi que ce soit, sortit du bureau en silence. Le sort en était jeté.
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Niin3tt3

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MessageSujet: Re: [Harry Potter] Parce que c'est toi.   Mer 31 Mar - 16:37

Seconde partie


    Hermione secoua ses cheveux humides. Dans son appartement flottait une odeur de myosotis, celle de son shampooing. Deux mois, deux mois qu'elle vivait ici, dans cette tourelle de Poudlard. Deux mois occupés à évaluer le niveau de ses élèves, à mettre de l'ordre dans les affaires de prédécesseur. Deux mois sans croiser Severus. Manifestement, le professeur de potions semblait avoir décidé de déserter la table des professeurs cette année. Cela n'inquiétait pas les élèves, aucun d'entre eux n'aimait beaucoup le directeur des Serpentards. Mais du côté du corps enseignant, ça n'était pas la même chose. On chuchotait beaucoup. Notamment sur la venue d'Hermione et l'absence de son ancien compagnon à la table des professeurs. La jeune femme se fichait des ragots. Elle s'était fixée un but, qu'elle atteindrait coûte que coûte.

    Elle passa devant la fenêtre de sa chambre qui donnait sur le parc. Un homme, vêtue avec beaucoup d'élégance, le traversait. Il ne fallu pas plus de trois secondes et demi à Hermione Granger pour le reconnaître. Une idée fusa dans son esprit lorsqu'elle mit un nom sur le visage de cet homme. Un sourire éclaira sa figure et elle éclata de rire. Voilà qui allait lui être utile dans sa quête. Avec la vitesse de l'éclair, elle revêtit une robe de sorcière bleue nuit et attrapa sa cape. Les jours se faisaient de plus en plus froid. Après tout, c'était normal. L'hiver s'installait.

    Hermione dévala les escaliers à toute allure, manquant une ou deux fois de tomber. Elle arriva dans le parc sans encombre. L'homme était toujours là, heureusement pour elle. La jeune femme alla à sa rencontre et pria intérieurement Merlin pour avoir l'air naturel.
    -Cormac ! Quelle bonne surprise ! fit-elle, arrivée à sa hauteur.
    -Hermione ! s'exclama Cormac McLaggen avec un sourire qui se voulait charmeur.

    Elle le dévisagea. Il n'avait pas beaucoup changé. Il y avait toujours sur son visage cet air prétentieux et arrogant qu'elle lui connaissait. Hermione ne l'appréciait pas particulièrement, mais, aussi étrange que cela ait pu paraître, elle ne le détestait pas. Probablement parce qu'il la faisait rire, et qu'il ne posait pas de questions. En fait, ce devait sans aucun doute être parce qu'il lui servait grandement dans la plupart de ses desseins amoureux. Déjà, lorsqu'elle était élève, Cormac avait été utile lorsqu'elle avait dû ouvrir les yeux de Ron. Aujourd'hui, ce serait ceux de Severus Rogue. Elle ne savait pas encore comment, mais elle réussirait à rendre cette rencontre avec McLaggen connue du professeur de potions.

    Elle prit son bras, inconsciente que le plan qui germait peu à peu dans sa tête allait être exécuté bien plus facilement qu'elle ne l'imaginait.

    Severus Rogue sortit de sa salle de classe en même temps que ses élèves, fait rare. Il ne sortait plus de ses cachots, depuis deux mois. Pourquoi ? Parce qu'il était persuadé de croiser Hermione Granger dans tous les coins. Oui, c'était lâche. Mais cette lâcheté-là faisait office de kit de survie pour le professeur de potions. De toute façon, c'était inutile, elle hantait dorénavant ses nuits, qu'il passait dorénavant blanches. Dormir, c'était la certitude de penser à elle au réveil. C'était pathétique. Et la raison pour laquelle il sortait était toute aussi pathétique. La fille Weasley lui avait donné rendez-vous, soi-disant pour discuter des affaires de l'Ordre. Quel besoin avait-elle de parler de ça ? L'Ordre du Phénix gérait ses problèmes en son sein au QG, et non pas à l'école. Enfin, bref, Severus s'y rendait uniquement pour une chose : interroger la rouquine sur les activités de Granger.

    L'air était froid, glacial même, et Rogue jura tout haut. Il était certes, habitué à ce genre de température. Mais ce n'était pas la météo qui le surprenait le plus. C'était plutôt ce qu'il avait en face de lui. Enfin, "en face de lui" était peut-être un peu exagéré. A vingt mètres devant lui se tenait Hermione Granger, accrochée au bras de Cormac McLaggen. Un espèce de petit scarabée prétentieux qui avait jadis eu une relation avec la jeune femme. Severus se raidit. Il n’aimait pas ça. McLaggen ne devait pas être là par hasard, c’était impossible. Quant à Hermione, son petit air innocent ne lui allait pas du tout. La main de ce sale petit morveaux sur sa hanche n’était pas non plus agréable à regarder. C’était indécent, voir carrément insultant. Le professeur de potions mourrait d’envie de balancer son poing sur le nez de ce grand escogriffe, mais savait qu’il y avait plus de chances qu’il se blesse lui-même plutôt que de faire mal à l’ancien Gryffondor, aussi se contînt-il. Les lèvres pincées, il toisa les deux jeunes gens, sévère. Ceux-ci, tout sourire, auraient pu sortir tout droit d’un film moldu tant ils avaient l’air faux. Severus ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais il fut interrompu par un chapelet de jurons à faire pâlir une religieuse. Ginny Weasley était là. Rogue ne se retourna pas vers elle, attendant d’avoir ses cheveux roux dans son champ de vision, ce qui ne tarda pas à arriver !
    -Par la barbe de Merlin, McLaggen ! Tu n’es même plus capable de trouver un terrain de Quidditch, s’écria-t-elle, face au jeune homme, les poings sur les hanches.Je te demande de venir ici pour parler de ton poste chez les Canons, nom d’un scroutch à pétard, et toi, tu tiens salon espèce de tête de licorne creuse !
    -Ah, Ginny, nous...
    , commença-t-il en gloussant.
    -La ferme, espèce de jus de citrouille mal pressé ! le coupa-t-elle, furieuse.Tu viens ! ajouta-t-elle en le tirant par le bras.Je vous verrai plus tard Severus.

    Elle s’éloigna, l’air grognon, McLaggen à ses bottes. Son comportement tira un demi-sourire au professeur de potions. Le mauvais caractère de la dernière-née des Weasley n’était un secret pour personne. Certes, elle était soupe-au-lait mais Ginny restait une personne droite et honnête, à laquelle s’attacher était chose aisée, même pour quelqu’un d’aussi associable que Severus Rogue. Ce dernier tourna la tête vers Hermione, qui, ayant perdu son air faussement innocent le fixait avec une intensité à faire mal. Le professeur de potions ne pouvait supporter un regard aussi fiévreux bien longtemps. Avec une moue dégoûtée, il se détourna.

    Si Hermione avait été plus observatrice, elle aurait remarqué les doigts crispés sur le bord de la robe noire de sorcier. Mais elle ne vit rien d’autre que sa mine déconfite, son air pitoyable. Une vérité terrifiante s’imposa à elle : il ne l’aimait plus, Severus Rogue ne l’aimait plus, elle, Hermione Granger. Il lui sembla alors que ses veines se vidaient, qu’un froid glacial investissait sa poitrine, que son coeur cessait de battre. Elle, elle l’aimait. À en mourrir. Ses genoux heurtèrent le sol sans que la jeune femme se soit sentie tomber. Un voile couvrit ses yeux.
    -Severus..., murmura-t-elle, avant de sombrer.

    Aurait-il été plus loin qu’il l’aurait tout de même entendu. Elle avait chuchoté son prénom avec tant d’abandon et de désespoir qu’il oublia son ressentiment et ses appréhensions. Le professeur de potions fit volte-face et se précipita vers elle en la voyant étendue dans l’herbe tendre du parc, inanimée. Plus rien ne comptait, hormis Hermione, et il n’y avait rien de plus important que son sourire, son regard, sa voix, sa vie, désormais. Il voulait la revoir étudier tard le soir, le nez plongé dans d’obscurs ouvrages, il voulait la réentendre crier après lui, pester contre l’incompétence du Ministre de la Magie, parler de voyages, d’avenir, d’amour, de famille, et d’enfants. Il ne voulait qu’elle, elle et personne d’autre.

    ♦️ ♦️ ♦️ ♦️ ♦️

    Lorsque Hermioen ouvrit les yeux, la pénombre régnait dans la pièce dans laquelle elle se trouvait. En sentant une couverture sur elle, elle comprit qu’elle était allongée mais ne sentait pas ses jambes, ni ses bras et encore moins sa tête. En bref, elle ne sentait plus rien. Elle avait juste la sensation de flotter. Ça n’était pas normal mais elle ne paniqua pas pour autant. Ça n’aurait servi à rien. Et, de plus, il se pouvait qu’elle soit en train de rêver. Acceptant cette possibilité avec un sourire rêveur, elle se pelotonna dans les couvertures et balaya la pièce d’un regard euphorique. C’est ainsi qu’elle croisa le noir de ses iris.
    -Severus ! s’exclama-t-elle en se levant à demi.

    Ce dernier se leva et marcha vers elle d’un pas plus lourd qu’à l’ordinaire. Il se sentait mal, affreusement mal. Non pas physiquement, mais mentalement. Le professeur de potions avait pris conscience de l’ascendant qu’il possédait sur la jeune femme, tant sur le plan moral que physique. Et c’était effrayant. Il ne voulait pas de cela. Il la voulait indépendante, mordante, rebelle réfléchie, comme avant, et non accrochée à leur passé, incapable d’aller de l’avant, de vivre sans lui. Severus Rogue s’accroupit à côté du divan sur lequel se trouvait Hermione. Celle-ci parut alors comprendre où elle se trouvait. Un sourire ironique se peignit sur ses traits.
    -Je vois que tu m’as encore refusé l’accès à ton lit, fit-elle en approchant son visage de celui de son ancien compagnon.
    -Simplement parce que j’ai eu trop peur de ne pas pouvoir t’en déloger, répondit-il, en caressant sa joue de la pointe de son index. Il ne faudrait pas que tu négliges tes élèves, ajouta-t-il, alors qu’elle s’était renfrognée.
    [b]-Ah, eux..
    , fit-elle, agaçée.
    -Que se passe-t-il ? demanda l’ancien Mangemort, sincèrement intéressé.

    Hermione ne put s’empêcher de sourire. C’était la première fois, depuis qu’elle lui avait parlé, ce jour de février, qu’il s’adressait à elle comme avant, comme lorsqu’ils vivaient ensemble, à Edimbourg. Que c’était loin ! La jeune femme sentit une vague de nostalgie heureuse l’envahir. Elle dévisagea son ancien compagnon comme jamais, jusqu’à lors, elle ne l’avait fait.
    -Pourquoi me regardes-tu comme ça ? interrogea le directeur des Serpentards.
    -Severus, chuchota Hermione.
    -Oui ? répondit-il.
    -Severus, je t’aime, murmura-t-elle.

    Elle crut qu’il allait la rejeter, lui dire de partir, de rentrer chez elle, d’aller se faire voir, de l’oublier. Mais il n’en fit rien. Au contraire, il sourit d’un air complice et soupira, heureux. La jeune femme, pour le moins surprise par cette réaction, sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine.
    -Alors que faut-il que nous fassions ? souffla-t-il.
    -Hm, je n’en sais rien, fit Hermione, en se rejetant contre son oreiller.
    -Le plus sage, pour le moment, est que tu te reposes, trancha Severus.

    A son grand soulagement, elle n’opposa aucune résistance et acquiesça d’un tendre sourire. Combien lui aurait-il fallu encore pour le convaincre d’ouvrir les yeux, si elle ne s’était pas effondrée dans le parc ? Severus ne le savait, et ne voulait pas le savoir. C’était tout, simplement tout.

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