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Mon ange
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 Mon ange

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Alice

Bébé Adipose

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MessageSujet: Mon ange   Mar 6 Avr - 13:37

Informations

Cette histoire est déjà faite, de A à Z, mais comme toutes mes anciennes histoires, je les réécris. J'en profite donc pour vous faire découvrir la réécriture des premiers chapitres en attendant d'avoir mieux.

Pour commenter : Ici

Sypnosis

Tout peu être prévisible, notre vie, notre mort, mais quand une personne décide de vous empêcher de faire une bêtise, tout change. Cette personne n'est sûrement pas comme les autres, moi seule peut la voir... C'est un ange.

Venez suivre son histoire.


Casting
Non exhaustif


Natalie Portman : Alyson Mercier
Charlie Hunnam : Kylian Mercier
Hayden Christensen : Chris


Dernière édition par Alice le Mar 6 Avr - 13:42, édité 1 fois
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Alice

Bébé Adipose

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MessageSujet: Re: Mon ange   Mar 6 Avr - 13:38



Chapitre 1

Le visage de la jeune femme tourne légèrement sur sa gauche où il y a une horloge accrochée au mur avec seulement 4 chiffres. Le 3, le 6, le 9 et le 12. La grande aiguille tourne lentement, les minutes se font tellement longues qu'elles ne lui paraissent plus être des minutes, mais une éternité. Son regard se pose ensuite devant elle, se fige sur le mur blanc du bâtiment sans aucun but précis. Il est vide, neutre, sans aucune expression, ni de la joie, ni de la haine, ni même de la tristesse. Un regard sans vie, comme si que cette jeune femme n'existait plus, comme si elle venait de mourir à l'instant. Subitement, elle se lève et fait quelques pas en avant, puis s'arrête en s'apercevant qu'elle est prisonnière de quatre murs blancs. Ses yeux se ferment, essayant de s'échapper de ce cauchemar, son souffle s'extirpe d'entre ses lèvres, puis elle prend son courage à deux mains et rouvrent ses yeux dès qu'elle sent une main se poser sur son épaule. Il lui faut quelques secondes pour réagir, se tourner vers la personne et l'observer du regard, la regarder droit dans les yeux.

Kylian ? Pourquoi est-on ici ?

Demande la femme aux cheveux châtains, sans le quitter des yeux, d'un air détendu. Et pourtant, au fond d'elle-même, c'est la panique totale ! Mais elle prend beaucoup sur elle pour ne rien montrer, pour essayer de contrôler ses faiblesses face aux autres, ce qu'elle fait de mieux.

Les résultats de tes examens.

Répond l'homme, d'un ton calme, posé, tout comme son attitude entière. Son regard bleu rassurant, tout comme son faible sourire qui s'est logé au coin des lèvres, en plus de sa silhouette assez musclée. C'est un bel homme. Sa chevelure blonde comme de l'or, son menton mal rasé qui lui donne extrêmement de charme. Rapidement, elle secoue la tête, montrant ainsi son désaccord.

Partons.

D'un geste nonchalant, elle repousse sa main et commence à partir. L'homme la retint par le bras, l'obligeant à lui faire face. Surprise, ses yeux deviennent ronds, puis fronce les sourcils, ne comprenant pas ce qu'il lui prend.

Putain, Alyson, ça suffit !

S'exclame l'homme, agacé. Ça doit faire bien des semaines qu'elle évite le rendez-vous, qu'elle s'éclipse à chaque fois qu'elle fait un pas dans cet endroit qui la rend mal à l'aise et ça commence sérieusement à agacer le jeune homme qui ne semble pas vouloir la laisser partir. Pas cette fois-ci. N'appréciant pas le ton qu'il utilise pour lui parler, Alyson retire son bras de son emprise et lui fait savoir être assez grande pour prendre des décisions par elle-même, mais Kylian insiste. Alyson ne se sent pas apte à lui faire face plus longtemps et baisse les yeux, s'en voulant de se montrer aussi faible. C'est un moment difficile pour elle. Ça va bien faire une heure qu'elle est dans cette clinique à attendre son tour. Et plus les minutes défilent, plus Alyson se décourage. Par peur sûrement, par peur de savoir ce qu'il se passe ou ce qu'il se passera. Elle secoue la tête encore et encore, ses bras sont tendus, crispés le long de son corps, elle est comme figée, mais a tout de même l'envie de se reprendre dans l'unique objectif de partir loin de cette clinique, loin de cette ville, ne plus souffrir. La main du jeune homme vint à nouveau se poser sur son épaule, attirant ainsi son attention, mais elle ne dit rien. Elle souhaite lui dire un mot, exprimer ses ressentis, mais n'y arrive pas... Juste penser, c'est tout ce qu'elle peut faire, penser en espérant qu'il l'entende. Dans sa tête, elle lui avoue être trop faible pour se battre encore, avoir trop souffert pour ça. Ses yeux sont cernés et montrent son épuisement, son sentiment de ne plus pouvoir continuer dans cette lancée, sur une route qui lui donne l'impression de ne pas avancer, ou de marcher à reculons. Alyson pose ses mains sur son ventre, ayant soudainement une grosse boule au ventre qui s'installe. Ça lui fait terriblement mal, c'est horrible. Et sa gorge qui se noue... Un instant, elle pose son regard sur la sortie, ayant l'envie de reprendre son chemin, mais la présence de Kylian est là pour l'apaiser. D'ailleurs, son regard s'adoucit. Il la regarde tendrement dans le but de la rassurer, pose une main sous son menton et redresse doucement son visage, ne souhaitant pas la voir baisser les yeux une nouvelle fois.

Tu es forte. Encore un peu de courage, ma mignonne ! Ça va le faire, tu vas voir ! Et puis, comment je pourrais faire, moi, sans ma grande sœur pour me faire chier, hein ?!

Demande-t-il, en affichant un large sourire. Ses lèvres se posent sur son front, déposant ainsi un baiser dessus. Son frère lui explique par la suite qu'il ne doit pas rester beaucoup de temps avant que ce soit son tour, puis il lui fait savoir qu'il sera toujours là pour elle, maintenant, et après son rendez-vous, ainsi que dans dix, vingt, trente ans. Toujours. Ça se voit dans son comportement qu'il tient à elle, qu'il est extrêmement touché par ce qu'il arrive dans la vie de sa grande sœur âgée de deux ans de plus que lui, seulement. Emue, les larmes lui montent très vite aux yeux, mais ne voulant pas les montrer, elle détourne son regard et revient très vite au sujet principal. Montrer ses sentiments, ce n'est pas du tout son fort.

Bon, c'est quand qu'il arrive ce foutu médecin ? J'ai pas que ça à faire !

Un sourire se dessine sur le visage de son frère, et Alyson fait de même. Le voir comme ça la rend heureuse, même si sa vie est loin de faire la même chose. Une infirmière entre dans la salle d'attente, un bloc note en main et les interrompt, interpellant la jeune femme avec un air tout à fait sympathique.

Madame Mercier ?

De manière radicale, Alyson se tourne vers l'infirmière, le cœur battant la chamade, les mains moites, mais tout ça, ça ne se remarque pas. Extérieurement, il y a aucun sourire qui se forme sur son visage, une expression très neutre et très détendue. Son caractère, sa profession font qu'elle a appris à gérer ses émotions, bien que ce ne soit pas toujours évident.

Mademoiselle.

Rectifie-t-elle, en lui adressant un très faible sourire qui lui est rendu. Après avoir observé son frère une dernière fois, la jeune femme se lève et suit la dame en uniforme blanc dans le couloir, laissant Kylian seul dans la salle d'attente. Ce dernier attend, s'installe tout d'abord sur une chaise et croise les jambes, puis prend un magazine de mode qu'il ouvre sans le lire, le feuilletant tout simplement. Il se lève ensuite, posant la revue sur la chaise d'à côté. Dans la salle, personne n'est présent, mais pour peu de temps. Une femme entre, le salue et s'installe, pendant que lui, il tourne en rond, les mains dans les poches qu'il retire quelques secondes plus tard de celles-ci pour les poser sur le mur afin de se tenir en appui, avant de se redresser et recommencer chaque geste pendant le temps, angoissé. Et il n'est pas le seul à l'être. Alyson est complètement paniquée dans son coin, attendant les résultats des examens. Le médecin sort son dossier et s'appuie contre le bureau, juste en face d'elle. Nerveusement, la jeune femme lie ses mains entre elles, les frotte, sans s'en rendre compte. L'homme qui s'occupe d'elle, cependant, le remarque, mais il ne fait aucun commentaire, sachant pertinemment que ça doit être difficile de vivre une telle épreuve.

Alors, Docteur ?

Demande-t-elle, l'incitant par la suite à lui dire les choses comme elles le sont, sans passer par quatre chemins, sans essayer de se montrer rassurant. Ce ne sont pas les mots qu'il va employer qui vont lui faire du bien. De toute manière, elle sait très bien qu'il y a quelque chose qui cloche. Au niveau de sa santé, ça fait un moment qu'elle sent une chose se passer à l'intérieure d'elle, une intuition désagréable qui va peut-être se confirmer à l'instant.

C'est un cancer.

Le résultat tombe et la jeune femme le prend plus ou moins bien, bien que ce soit très difficile à faire. Alyson prend juste sur elle. Le médecin lui explique qu'il faut qu'elle se fasse une opération, que ça peut se guérir, mais qu'il faut s'y prendre maintenant, avant que ce ne soit trop tard. Il lui propose un rendez-vous, assez rapidement, tout de même et elle prend ça en note dans sa petite caboche. L'homme se redresse et s'approche d'elle, la rassurant sur le fait que tout se passera très bien, mais que ce sera long et peut-être un peu épuisant pour elle. Alyson lui demande d'annoncer la nouvelle à son frère, n'ayant pas le courage d'en discuter avec lui, pendant qu'elle ira chercher un café. Sans aucune hésitation, il accepte la demande et ouvre la porte de son bureau, la laissant s'en aller vers le distributeur, alors que de son côté, il prend la direction de la salle d'attente afin d'expliquer la situation.

Dans le couloir, Alyson se dirige vers le distributeur, s'arrête devant, le regard vide. D'un geste nonchalant, elle entre quelques pièces dans le distributeur et choisit sa boisson, un café. Le gobelet tombe, la boisson se prépare et quand celle-ci est enfin prête, la jeune femme ne s'en aperçoit pas, perdue dans ses pensées. C'est une infirmière qui s'approche d'elle pour lui demander si elle se porte bien. Un hochement de la tête en guise de réponse, et réveillée après cette interpellation, elle prend son gobelet, commençant à boire son café. Une goutte de la boisson chaude roule sur le gobelet et atterrit sur le débardeur noir sans qu'elle ne s'en rende compte, trop perturbée par la nouvelle qui lui tombe dessus. Finalement, n'ayant plus l'envie de terminer ce qu'elle a en main, elle s'approche de la corbeille et jette la gourmandise, ou le réconfortant, dans cette situation. Sans réfléchir, elle appelle l'ascenseur où il y a déjà quelques personnes, prend place à l'intérieur et appuie sur le dernier étage. Arrivée à celui-ci, la jeune femme ouvre la porte des escaliers qui mènent au toit. Là-haut, tout est nettement plus beau, plus rassurant. Doucement, Alyson se rapproche du bord, pose ses mains sur la barrière et observe la vue qu'elle a d'ici. La ville est magnifique, surtout maintenant, à 19 heures, alors que le soleil se couche et que les lumières commencent à éclairer les rues. Nantes est l'une des villes qu'elle aime le plus. En bas, les voitures roulent à vitesse normale, des personnes avancent tranquillement, discutent ensemble. Ca la déprime énormément. Le cœur lourd, la demoiselle passe une jambe par-dessus la rambarde, puis la deuxième. Son regard se pose en face d'elle, n'osant pas regarder ce qui l'attend en bas de cette chute qu'elle s'apprête à faire. Ses yeux se ferment, son cœur bât à cent à l'heure, appréhendant la douleur qui l'attend en se jetant dans le vide.


Ne faites pas ça !

S'exclame une voix masculine, derrière elle. Alyson rouvre les yeux, tourne légèrement la tête. Un homme se tient juste derrière elle, elle ne l'a encore jamais vu jusque là et ne l'a même pas entendu arriver ! Elle se pensait seule. En guise de réponse et sans dire un seul mot, elle secoue la tête. Lorsque, enfin, elle se décide à regarder en bas, la jeune femme aperçoit des personnes la regardant de la rue, semblant inquiets, terrifiés à l'idée qu'elle saute.

Mais qui êtes-vous pour me dire ça ?

Demande-t-elle, les sourcils froncés. L'homme ne répond pas à sa question, trop inquiet par la position de la petite brune.

Écoutez, revenez vers moi. Vous ne pouvez pas faire ça.

Souffle-t-il, tout en faisant un pas vers la jeune femme, mais très discrètement, afin qu'elle ne se sente pas menacée. Trop concentrée à râler, elle ne se rend compte de rien.

Je sais très bien de quoi je suis capable, vous ne pouvez pas me dire ce que je dois faire ou non !

Vous tenez à la vie, c'est évident, ça se voit ! Alyson, revenez. Ne soyez pas têtue et écoutez-moi !


L'homme s'approche à nouveau d'un pas et lui tend sa main, espérant qu'elle la prenne, ce qu'elle ne fait pas. Au lieu de ça, elle l'interroge sur le comment il est au courant de son prénom. Ca lui paraît bien trop louche et ça l'intrigue.

Est-ce réellement important ?

Commence-t-il, sans obtenir de réponse. Il se penche vers la foule en bas, puis observe la brune du coin de l'œil.

Regardez, tout ces gens en bas vous regarde, ils ne veulent pas que vous fassiez ça, ils ont peur pour vous et vous avez peur, aussi. Ca ne servira à rien de vous donner la mort, ça ne résoudra rien.

Silencieuse, Alyson pense à ce qu'il est en train de lui dire et baisse les yeux, sentant ses larmes lui monter aux yeux, une nouvelle fois. Elle fait tout ce qu'elle peut pour les retenir et y arrive, tant bien que mal. C'est évident qu'elle souffre énormément et si, aujourd'hui, Aly décide d'en finir avec la vie, c'est pour ne plus que ça arrive.

Vous allez vous en sortir, faites-moi confiance. Ca se soigne ce genre de maladie. Il y a de très bon traitement, maintenant.

Les sourcils froncés, elle plante ses yeux dans les siens, des yeux bleus gris, très clairs. C'est apaisant, ça l'hypnotise, mais elle se reprend bien vite, ayant des doutes qui s'installent, des interrogations à son sujet et à sa décision, la sienne.

Nan mais qui êtes-vous, au juste ?

Je suis médecin.


N'hésite-t-il pas à dire, d'un ton déterminé. Dans la rue, une foule de personnes se sont formées, un camion de pompier arrive et des médecins sortent discuter avec eux. Au loin, elle peut apercevoir son frère ainsi que son médecin, mais c'est beaucoup trop haut pour constater la panique qui s'est formée sur le visage de Kylian.

Un cancer, ça se soigne, Aly...

Alyson.

Alyson. Alyson, ça se soigne. Ne perdez pas espoir, faites-moi confiance, je suis là pour veiller sur vous.


Sa main est toujours tendue vers sa direction et après quelques secondes d'hésitation, la jeune femme la prend timidement dans la sienne. L'homme la ramène alors vers lui, hors du rebord, hors de danger. Il lui sourit et souffle de soulagement, dégageant ainsi quelques mèches qui cachent les yeux de la patiente.

Ayez confiance, vous allez vous en sortir.

Aucune réponse ne lui est donnée. Alyson baisse seulement les yeux, l'air triste, puis se tourne vers la porte du toit qui s'ouvre. Quelques médecins sont là, son frère apparaît dans son champ de vision et l'interroge, à savoir si elle va bien, et l'informe qu'elle l'a rendu fou. Kylian pose ses mains sur ses épaules et la prend fermement dans ses bras. Blottit dans ceux-là, elle lui avoue qu'un médecin l'a raisonnée.

Quel médecin ?

Pour lui donner la réponse, elle désigne du doigt l'emplacement où elle l'a vu en dernier, mais s'aperçoit qu'il n'y a plus personne.
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Alice

Bébé Adipose

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MessageSujet: Re: Mon ange   Mar 6 Avr - 13:39



Chapitre 2

En tailleur, Alyson est installée sur le sol du salon qui n'est pas le sien, près de la petite table basse vitrée. Doucement, elle pose les cartes sur la table afin de jouer au jeu du solitaire. Habituellement, c'est beaucoup plus simple de jouer sur un ordinateur, mais la bonne vieille façon est tout aussi sympathique. La tête dans les étoiles, elle tourne une à une les cartes, sans être véritablement concentrée sur le jeu. Ses pensées vont ailleurs, vers ce qui lui est arrivé la veille, à l'hôpital. Ce médecin qui l'a raisonnée et qui a disparu de la circulation quelques instants après, lorsque la jeune femme s'est enfin retrouvée entourée de plusieurs personnes. Deux solutions s'offrent à elle, soit il était bien là et il s'est éclipsé discrètement, pendant qu'elle avait le dos tourné, ou soit elle est complètement dingue et elle a halluciné. Elle a du avoir un moment de faiblesse et son inconscient a vu quelque chose ou plutôt quelqu'un pour lui faire entendre raison. Une solution étrange, mais possible. Lorsque la porte d'entrée s'ouvre, Alyson laisse cette pensée à côté et relève la tête, apercevant son frère qui entre dans la pièce, vêtu d'un jean noir ainsi que d'une chemise blanche et d'une veste noire. Il est chargé de pain, a le sourire aux lèvres.

Toujours pas sapée ?

Demande-t-il, amusé, contaminant sa frangine qui arbore un large sourire au coin de ses lèvres. Elle pose les cartes sur la table, jette un coup d'œil sur ce qu'elle porte, un bas de pyjama bleu ainsi qu'un débardeur blanc. Ce ne sont pas ses vêtements, mais ils lui vont à la perfection.

Non, je suis trop attachée, attends ! J'espère que ta femme m'en voudra pas de les garder pour la journée !

S'exclame-t-elle, d'un ton malin, taquin. Kylian lui fait signe de venir dans la cuisine, ce qu'elle fait en l'aidant à ranger les quelques courses qu'il a pris pour le déjeuner. Il lui explique que même si elle lui en voudrait, ce qui ne serait jamais le cas, sa femme ne s'en apercevrait même pas ! Elle travaille beaucoup dans la journée, commence tôt et termine tard, alors c'est un détail sur lequel elle ne s'attardera pas. Alyson interroge son frère sur l'aide qu'elle peut lui apporter concernant le déjeuner, mais celui-ci lui demande de mettre la table et de se reposer, simplement. Cette attitude ne se veut pas désagréable, il souhaite juste prendre soin d'elle après la nouvelle de la veille, mais la jolie brune n'a pas le même vœu. Il faut qu'elle s'occupe l'esprit et le lui fait savoir, râleuse et franche comme elle est.

Écoute, tu vois bien que je peux me débrouiller tout seul. Va mettre la table, ça t'occupera.

Dit-il, alors que pour lui répondre, elle hausse les épaules, puis s'exécute. Ce n'est pas son envie de se prendre la tête avec lui pour le moment. La jeune femme prend deux assiettes dans le meuble, des couverts, ainsi que deux verres qu'elle empile sur les assiettes, puis elle s'éclipse dans le salon, où repose une table en bois, joliment décorée d'une nappe blanche. Une fois la table mise, Aly s'interroge sur son utilité, sur les choses qui pourraient bien l'occuper l'esprit, mais ne trouve rien à faire. La jeune femme délaisse la table et s'approche doucement de la fenêtre, s'appuyant contre le mur et se saisissant du rideau orange, voilé, l'air pensif. La vue que donne la fenêtre est agréable. Un joli petit parc en bas de l'immeuble de son frère et des enfants jouent ensemble. Deux garçons et une fille. Cette dernière semble être heureuse, elle rit, elle court pour échapper aux garçons qui la pourchassent en riant et elle finit par se cacher derrière un arbre. Ça lui rappelle des souvenirs, elle étant gamine, avec son frère en train de jouer à des jeux d'enfants. A l'époque, Alyson était naïve et ne se doutait pas de son avenir. Si on lui aurait dit ça à l'âge de 8 ans, elle aurait certainement pris les choses à la légère, ne comprenant pas vraiment tout ce que ça pourrait engendrer.

Hep, tu vas faire quoi tout à l'heure au fait ?

Demande Kylian, la réveillant ainsi. Alyson lâche le rideau et tourne la tête vers son frère qui dépose le plat de pâtes sur la table ainsi que la poêle avec la viande rouge dedans, de la bavette. Ça a l'air délicieux comme ça et l'odeur l'est encore plus. Elle vient chatouiller les narines d'Alyson qui s'approche du plat pour tremper son index dans la sauce et la goûter, sans pouvoir s'en empêcher. Kylian lui fait tout de suite la remarque et lui donne une tape à sa main pour éviter qu'elle refasse la même chose, ce qui lui arrache un petit sourire.

Je sais pas, je vais sans doute sortir prendre l'air, ou passer voir Papa, sans doute.

Surpris, Kylian ne manque pas d'arquer un sourcil et de froncer l'autre. Alyson se doute de la raison. Son frère ne l'a pas vu depuis des années et n'a pas l'intention de passer lui dire un « bonjour ». Il lui en veut pour beaucoup de choses et Aly le sait, mais ne souhaite pas prendre part à tout ça. Son père a fait beaucoup d'erreurs, mais il a besoin qu'on lui pardonne et il ne lui viendrait pas à l'idée de le délaisser. C'est une femme qui a souvent pensé aux autres avant elle-même. Un silence s'installe donc dans la pièce, pendant que Kylian rempli les assiettes, mais celui-ci est tout de même rapidement brisé par le son de la voix douce de la jeune femme qui a dans l'objectif de détendre un peu l'ambiance. Les prises de tête, elle est toujours opérationnelle pour ça, mais pas ce midi, pas maintenant.

Frédéric te dit bonjour.

Dit-elle, en lui adressant un fin sourire. Frédéric est son ex et son meilleur ami. Lorsqu'ils étaient ensemble, tous les deux s'entendaient très bien, mais ils se sont très vite aperçu que leur relation était plus qu'amicale qu'autre chose, alors ils se sont séparés. Kylian n'a jamais compris comment elle faisait pour être si proche de lui et la réponse qu'elle lui apporte toujours, c'est que ce n'est pas si difficile à comprendre, ce qui est vrai.

Comment va-t-il ?

Demande l'homme, prenant une bouchée de ses pâtes. Alyson acquiesce d'un hochement de la tête, lui racontant les dernières nouvelles. Elle en rit même en lui racontant la dernière anecdote. Dernièrement, Frédéric a osé critiquer sa petite-amie sur certaines habitudes qu'elle avait, seulement, manque de bol pour lui, elle était juste derrière.

Le pauvre quand même !! Mais ça m'a bien fait rire !

S'exclame Alyson, en riant de plus belle, mélangeant celui-ci avec son frère qui surnomme son meilleur ami de « boulet ». Et c'est le cas, mine de rien ! Pour avoir plus de détails, son frère l'interroge et Alyson lui répond quelque chose qu'il fallait se douter ; la copine de Frédéric lui fait la tête depuis quelques jours. Elle est cependant certaine que ça va s'arranger, puisque tous les deux se disputent sans cesse, mais reviennent toujours dans les bras l'un de l'autre. Ils s'aiment, même si c'est difficile à comprendre pour bien des personnes. C'est ce qui est appelé « l'amour vache ». La jeune femme ne retient pas quelques rires en se remémorant l'anecdote, tout en mangeant ce qu'elle a dans son assiette. Son frère termine avant elle et commence à débarrasser sa table.

Va falloir que j'aille bosser ! Faudra que t'apprennes à bouffer plus vite, un de ces quatre !

Lui fait remarquer Kylian, très taquin. Alyson lui tire la langue en réponse à sa provocation, puis continue de manger, découpant sa viande rouge, la dégustant avec beaucoup de plaisir. Kylian s'éclipse dans la cuisine joliment décoré d'un papier peint blanc cassé avec une frise rouge bordeaux au milieu, afin de mettre les couverts dans le lave vaisselle, puis revient dans le salon et s'approche de sa sœur afin de lui faire un petit câlin, sans que la jeune femme ait l'idée de faire un effort de son côté pour faire la même chose. Elle n'a jamais été trop câlin et il en a conscience.

Allez, file ! J'ai ton double, hein, de toute.

Ouais, bah tu reviens ce soir !


Dit-il, assez fort afin qu'elle entende, en ouvrant la porte, puis en la fermant derrière lui. Ce coup-là, elle le connaît très bien. Maintenant qu'il est parti, elle n'a plus le choix que de revenir dans la soirée, à moins qu'elle souhaite s'attirer les foudres de son frangin. Un soupir s'extirpe d'entre ses lèvres, puis elle se lève et débarrasse sa table, à son tour. Une fois fait, la jeune femme se rend dans la chambre d'ami et prend ses vêtements de la veille, son débardeur noir ainsi que son jean bleu délavé et ses petites bottines noires. Ses cheveux sont lâchés et tombent sur ses épaules, ses yeux sont fatigués, mais moins que la veille. Après s'être habillée, elle attrape les doubles et s'éclipse de l'appartement, refermant à clé derrière elle. Les mains fourrées dans les poches de son jean, la jeune femme prend le tram, cette fameuse ligne 3 qui l'emmène directement en direction de l'hôpital. En chemin, elle appelle son meilleur ami pour prendre de ses nouvelles, comme à chaque fois, oubliant de lui annoncer la terrible nouvelle, ne sachant pas comment lui dire ça. C'est difficile à dire et elle ne souhaite pas inquiéter son entourage... Encore une fois, elle pense au mal que ça pourrait faire aux autres, plutôt qu'au bien que ça pourrait lui faire de se confier et de se sentir soutenue.

La voix sensuelle, ressemblant à une pub pour le téléphone rose, indique l'arrêt qu'elle attend. Celui-ci du CHU. Alyson descend alors du transport public et se dirige, le cœur serré, vers l'hôpital. Connaissant le chemin sur le bout des doigts, elle prend l'ascenseur et monte à l'étage numéro 2. Une fois arrivée à celui-ci, la jeune femme se dirige vers la chambre 207 et y entre. Un homme est sur un lit d'hôpital et se met à sourire en voyant Alyson entrer et se rapprocher de lui. A chaque fois qu'elle entre dans cette pièce, son cœur se resserre et les larmes lui montent aux yeux, mais elle se contrôle toujours pour ne pas craquer devant lui. D'un geste de la main, très tendre, la jolie brune prend la main de son père dans la sienne et la caresse avec son pouce.


Comment tu vas, Papa ?

Demande-t-elle, d'une voix douce. Celui-ci ne répond pas à sa question et continue d'observer sa fille. Alyson ferme les yeux en sentant sa main sur son visage, ses doigts qui caressent sa peau. Ca lui fait beaucoup de bien, et ça la rend terriblement triste en même temps.

Tu ressembles à ta mère.

Et là, c'est la phrase qu'il ne faut pas lui dire. A chaque fois, elle fond en larmes, mais ayant tout de même sa fierté, Alyson prend sur elle afin de ne pas lui montrer sa tristesse. Lorsqu'elle rouvre les yeux, c'est pour croiser le sien. Il semble admiratif devant sa fille.

Elle serait fière de toi.

Aucun mot ne sort de sa bouche, sentant que si elle venait qu'à discuter sur ce sujet, elle pourrait craquer d'un instant à l'autre. C'est très difficile de se contenir.

Le Docteur dit quoi ?

Le Docteur dit bien ce qu'il veut dire !


S'exclame-t-il, avec le sourire. Alyson s'inquiète tout de même beaucoup pour lui. Il se laisse mourir ou il fait tout pour ça, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est pris en charge dans cet hôpital, afin qu'il ne fasse pas de grosses bêtises. Si quelque chose lui arrive, Aly ne s'en remettra pas, elle le sait, elle le sent. C'est si évident. Elle a besoin de lui.

Ça s'arrange ?

Oui oui, t'en fais pas ma fille ! Ton père est un battant !


S'exclame l'homme, âgé de 57 ans. Alyson lui adresse un sourire, mais n'y croit pas vraiment. Elle a conscience qu'il dit ça pour la rassurer, qu'il ne veut pas qu'elle s'en fasse pour lui, mais c'est tout le contraire qui se produit. La jeune femme pose sa tête sur le torse de son père et reste quelques instants comme ça, en laissant un silence s'installer. Une infirmière finit par entrer et demander à Alyson de partir de la chambre, puisqu'elle va s'occuper de son père. Un hochement de la tête pour lui répondre, puis un baiser de posé sur le front de l'homme afin de lui dire « au revoir ». Il fait de même, gardant une mine enthousiaste, certainement pour ne pas lui laisser un mauvais souvenir.

Une fois sortie de la pièce, elle s'appuie contre le mur et baisse la tête, plante ses yeux sur le sol blanc et qui lui semble si froid. Ses larmes lui montent aux yeux et une larme roule sur sa joue, sans qu'elle ne puisse la retenir. D'un geste de la main, elle l'efface.


Alyson ?

Alyson relève sa tête vers son interlocuteur et remarque alors l'homme vu la veille, l'homme qui s'était éclipsé juste après, ou qu'elle avait imaginé, mais apparemment, la première solution paraît la meilleure, maintenant qu'elle l'a à nouveau en face d'elle.

Oh, bonjour.

Souffle-t-elle, tout en se redressant et en observant le médecin en face d'elle. Il a quelque chose d'étrange. Alyson ne saurait pas dire quoi exactement, mais il a quelque chose qui le différencie à tous ses autres médecins. Pourtant, il a bien cet uniforme blanc et cet air rassurant que tous les docteurs peuvent avoir, mais il y a un plus, ou un moins, elle n'en sait rien. En tout cas, il lui semble être différent.

Comment allez-vous ?

Bien, bien.


Dit-elle, en réponse, sans grande conviction, cependant. Au fond, elle est dans un état pitoyable et perd peu à peu espoir. Des idées noires s'installent de plus en plus dans sa tête et deviennent plus fortes au fil du temps. Elle est épuisée de tout ça, alors qu'elle n'a pas encore commencé les opérations. La jeune femme le salue d'un signe de la main et s'engouffre dans le couloir, s'éloignant, même avec les interpellations du médecin qui s'inquiète beaucoup trop pour elle à son goût. Et il a peut-être raison, finalement.

Tristement, Alyson se rapproche de la ligne 1 avec une idée noire en tête, comme souvent. Pendant le trajet, elle y pense de plus en plus, tellement fort que ses yeux deviennent brillants à force de penser au malheur qu'elle pourra apporter aux autres, mais à la bonne chose qu'elle pourra s'apporter à elle-même. Etre égoïste, pour une fois, pourquoi pas ? Après tout, Alyson a toujours pensé aux autres ! Pour une fois, elle peut bien penser un peu à elle.

A son arrêt, elle quitte sa place, la laissant à un autre passager, puis sort du tram et respire l'air frais, observe le soleil qui rayonne. C'est rare ces derniers temps, mais ça fait toujours beaucoup de bien et, quelque part, elle le prend comme un signe. Quel signe, après, ça, Alyson n'en sait rien. Peut-être lui annonce-t-il que tout s'arrangera avec le temps ? Ou peut-être lui indique-t-il que c'est la bonne journée pour mettre fin à ces jours, enfin ? C'est une très bonne question. D'un pas nonchalant, elle entre dans son appartement, qui est très bien décoré. Dès l'entrée, il y a quelques plantes vertes, un meuble en face pour accueillir les manteaux. Sur les murs d'un blanc cassé avec une frise en bois sur le milieu, il y a quelques photos accrochées. Aly ne reste pas longtemps dans l'entrée, mais s'attarde plutôt dans le salon où elle reste figée, le regard planté sur la fenêtre, en face d'elle, sans objectif. Son expression est vide, triste. Afin de ne pas pleurer, elle mord l'intérieur de sa joue, mais c'est plus fort qu'elle. Les larmes perlent sur le long de ses joues, elles se font nombreuses. Une main se pose alors sur son épaule, la surprenant. D'un seul coup, apeurée, elle se tourne et l'aperçoit, lui. Ce médecin aux cheveux châtains, ce médecin étrange. Violemment, la jeune femme repousse sa main et se recule d'un pas, le cœur battant.


Qu'est-ce que vous faites là ? Vous m'avez suivi, c'est ça ? Sortez ! Sortez tout de suite !

S'exclame-t-elle, furieuse. L'homme secoue la tête, restant calme peut-être trop. Alyson est perdue, de son côté, triste, mais surtout en colère. Que fait-il là ? Les questions se posent, elles sont nombreuses, mais elle attend tout de même qu'il dise quelque chose. Peut-être attend-il quelque chose d'elle en particulier ?

Pas tout de suite. S'il vous plaît, écoutez-moi, Aly.

Alyson ! Et répondez-moi ! Que faites-vous ici, dans mon appartement ?!


Demande-t-elle, en reculant d'un pas, puis un deuxième, prenant un peu plus peur au fil des secondes qui passent, bien qu'elle ne le montre pas. L'homme se rapproche en même temps qu'elle se recule. Au final, ils arrivent même dans la cuisine. Alyson en profite et attrape le premier couteau qui lui vient, le menaçant de celui-ci.

Sortez.

Écoutez-moi !


La jeune femme secoue la tête et recule d'un pas, jusqu'à ce qu'elle arrive jusqu'au mur. Toujours avec beaucoup de calme, l'inconnu s'approche de la jeune femme, mais celle-ci reste bien menaçante avec son couteau. Ca ne semble avoir aucun impact sur lui. Et lorsqu'il s'approche encore un peu plus près d'elle, Alyson, se sentant menacée, entaille la main de l'homme, posée devant lui, comme pour se déculpabiliser de quelque chose. Et c'est avec une grande surprise qu'elle constate qu'aucune goutte de sang ne coule. Son cœur a un raté, le couteau utilisé tombe sur le sol, et le regard d'Alyson se plante dans celui de l'inconnu, ne comprenant pas ce qui se passe, devenant apeurée par la situation.

Qui êtes-vous... ?

Souffle-t-elle, les sourcils froncés, étant dans l'incompréhension totale. Elle ne lui laisse pas le temps de répondre qu'elle lui ordonne de sortir, en criant, hors d'elle. L'homme souffle et croise les bras. Elle ne veut pas l'écouter, ne semblant pas prête pour ça. Doucement, il pose son index sur ses paupières afin qu'elle les ferme et dès qu'elle les rouvre, juste quelques secondes après que son index à la sensation étrange ait quitté ses paupières, Alyson entrouvre la bouche, d'autant plus surprise. L'inconnu a disparu.
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